10 février 2006

déménagement

Pour des raisons techniques, l'équipe de "Poire et Cahouètes" déménage ici et gagne un nouvel intervenant.
à bientôt

07 février 2006

caricature

Je voulais poster un petit truc sur ce que la "polémique" et "l'indignation" de certains à propos des caricatures relative à l'Islam. Or il se trouve que la chronique d'hier, lundi 6 février, de Philippe Val dans l'émission charivari de France Inter disait beaucoup mieux, et plus clairement, ce que je pense. Donc vous avez jusqu'à ce soir pour aller là : http://www.radiofrance.fr/chaines/france-inter01/emissions/charivari/

bonne journée a vous
stephane

27 janvier 2006

De l’art de faire et défaire l’information.

Je ne saurai trop vous conseiller la lecture attentive et régulière du site d’ACRIMED (Action Critique Média) qui recense régulièrement les divers dérapages des journalistes.
A travers le traitement que les rédactions (presse écrite, télé ou radio) accordent à certains faits divers, et plus encore à travers les enchaînements de sujets, une ligne politique semblerai voir le jour. Est-elle préméditée, ou les rédactions sont-elles intoxiquées par l’ambiance sécuritaire ?
Voici un bel exemple, entendu ce matin (27/01/06) sur France-Inter, au journal de 8h00. La rédaction s’est attardée (à plusieurs reprises durant la tranche matinale) sur un événement qui s’est déroulé dans un collègue de Montreuil. Bon sujet, s’il en est, après l’émotion légitime qu’avait suscité l’agression d’une autre enseignante à Etampes.
Pour cette nouvelle affaire, la plupart des médias sont repartis comme en 14 sur le même thème de la violence dans les établissements scolaires.
Manque de chance, pour des journalistes en manque de sang, il semblerait qu’une exagération non négligeable entache les premières versions proposées dans les médias : L’enseignante, s’il elle a bien eu affaire à un élève particulièrement dérangé, affirme elle même qu’elle n’a pas été étranglée.
Mais alors, pourquoi la rédaction de France-Inter a-t-elle choisi d’insister sur le sujet, en sachant qu’il était entaché d’un certain doute ? Et surtout, que signifie cet enchaînement très à propos, avec des exemples présentés comme « réussi », de policiers dans les écoles ? Cette mesure est, on le sait, la solution miracle proposée par le petit Nicolas, Ministre de tout et bientôt du reste.
De l’art de faire chaque jour un peu plus la promotion des idées (toujours bonnes, bien sûr…) de Sarkozy, sans avoir l’air d’y toucher…

26 janvier 2006

Science ou science, à vous de choisir

Dans cet article formidablement bien rédigé par Jacques Testart (merci Gordon), on trouve tous les arguments expliquant la vision réductrice que notre époque a de la Science. La réduisant finalement à la technoscience qui n'entend nulle critique et dont les acteurs ne prennent jamais aucun recul sur les effets à long ou à court terme des leurs activités. Réduire ainsi la Science à sa partie purement applicative dénuée de toute réflexion n'entraîne qu'un phénomène proche de celui induit par les religions sur le peuple qui l'écoute. Ainsi, nous nous retrouvons face à la foi aveugle d'une grande majorité d'entre nous en cette technoscience (qui n'est qu'un dérivé juteux et parfois douteux de la Science).

Ainsi, l'innovation est un argument au soit disant progrès qui finalement n'a qu'un seul et unique but, pas celui d'éléver la condition humaine, mais celui de graisser les rouages de l'économie de marché. On développe ces croyances en la Science absolue, on sacralise le progrès scientifique afin que monsieur tout-le-monde trouve une justification et un alibi à sa consumérisation outrancière des ressources planétaires. Les politiques et les économistes, prêtres de cette nouvelle religion appellée scientisme, y trouvent tous les arguments et justifications de l'état actuel de nos sociètés et nous font croirent que c'est cette même technoscience qui résoudra tous les problèmes que nous rencontrerons.

Qu'il est bien commode de ne pas entendre les penseurs qui tentent de relativiser les nombreux paradigmes que l'on rencontre en Science comme dans n'importe quelle disciple qui évolue en même temps que ses découvertes.
Notre société dite "moderne" n'utilise pas la Science comme source de compréhension du monde ni comme source de réflexion pour déterminer les lignes directrices d'action mais seulement comme un levier d'entraînement pour ne surtout pas dévier du chemin que nous avons pris, sans savoir vers où nous allons.

24 janvier 2006

Du sport

Regarder du sport à la télévision. Voilà une activité qu’un certain snobisme m’interdisait jusqu’à présent. A part bien sûr les trop rares retransmissions des matchs de l’équipe de football de Nancy. Comme j’y suis né, j’ai plutôt une bonne excuse.
Donc m’affaler sur mon canapé une bière dans une main, un pot de cacahouètes à portée de l’autre, devant, mettons, des rugbymen ou des skieurs, très peu pour moi. Je ne mange pas de ce pain là. Mais voilà qu’au détour d’une brève des inrocks (oui, je sais, c’est très mal de lire ce journal un chouia prétentieux mais on ne se refait pas. Nous sommes ici dans un blog de trentenaires, c’est déjà très vieux, trop donc, pour changer ses petites habitudes, même les plus inavouables. Un jour je vous parlerai de ma passion pour les bonbons Gloups’), j’ai failli tomber de mon canapé, renverser ma bière et disperser mes cahouètes dans mon – tout petit – salon. Que m’annoncent-ils ces méchants ? Tout simplement que je m’apprête à commettre un truc fou, bas, un truc vulgaire. Voilà que les vicieux organisateurs des Jeux olympiques d’hiver (oui, ça commence en février apparemment) ont décidé de faire appel à quelqu’un de très bien pour composer la bande originale de la cérémonie d’ouverture. Aux plus ignares je rappellerai que la cérémonie d’ouverture est une sorte de spectacle ringard et compassé au cours duquel les athlètes défilent et des danseurs évoluent comme dans nos plus mémorables spectacles de fin d’année, quand nous usions encore nos culottes sur les bancs de l’école. Donc Richie Hawtin, ils s’agit de lui, également connu sous le pseudonyme de Plastikman va les faire se remuer gaiement sur ses compositions. En grand adorateur de cet immense musicien électronique, je ne peux rater l’événement. Rendez-vous compte ! Un peu comme si Ellen Alien mixait au bal des débutantes ou que les Beastie Boys composaient le générique du Téléthon. Un grand moment comme seul l’Homme peut en provoquer.
C’est donc avec angoisse, mais non sans curiosité, que je m’apprête à non pas regarder du sport, mais du pré-sport. Si c’est pas du vice…

Stéphane

PS : Je sais que ce post n’est pas très politique, mais il fallait que ça sorte, que j’évacue…

"La lucidité est une forme de résistance"



Il y a presque dix ans de cela, autant dire au siècle dernier, un petit ouvrage intitulé « Les nouveaux chiens de garde » était publié par Serge Halimi. Pour moi, qui venait d’entrer à l’école de journalisme, cet ouvrage fut une bible, un phare, une balise dans l’océan de médiocrité et d’hypocrisie que ma pratique quotidienne de ce métier m’obligea à côtoyer.
Il publie aujourd'hui une nouvelle édition actualisée et augmentée, qui est une lecture indispensable.
Autant pour le lecteur novice, que pour celui qui a déjà lu la première édition. Tout d’abord parce que tous les reproches, toutes les mises en garde que Serge Halimi adressait à l’époque à la grande « fraternité » des journalistes se sont avérés juste.
Ensuite parce que la plupart des « têtes connues » que l’on croisait dans la première édition se retrouvent, sans grand changement, dans la nouvelle. Ce qui peut donner une idée du vent d’originalité qui souffle dans la plupart des rédactions, et en particulier chez les « grands éditorialistes ». Ces derniers constituent d’ailleurs un met de choix, eux qui donnent à tort et à travers des leçons depuis 20, 30 ans, eux qui se sont trompés si souvent qu’il est impossible de compter : et bien, ils sont toujours là. Suivi par une fine équipe de chiens de garde plus jeunes, ayant encore mieux que leurs aînés intériorisé les règles de la bienséance vis à vis des puissants, règles qui ont depuis longtemps remplacé la recherche de la vérité dans leur pratique professionnelle.
Comme en écho à ce post sur le dernier film de Georges Clooney, je me permets de citer les dernières lignes de l’introduction de Halimi :
« Mais comment annoncer avec ménagement à un journaliste que pour lui aussi, «Lip, c’est fini », qu’il dispose dorénavant d’a peine plus de pouvoir sur l’information qu’une caissière de supermarché sur la stratégie commerciale de son employeur ? Tant de stages, tant de précarité, tant de CDD pour en arriver là on se rêvait l’héritier de Bob Woodward, on est le tâcheron de Martin bouygues»
.

20 janvier 2006

Ça vous mettra pas de bonne humeur, mais on est pas là pour ça !

Bon, hier Daniel Mermet nous proposait d'entendre un entretien qu'il avait eu en 1996 avec Cornélius Castoriadis philosophe dont vous pouvez trouver le portrait ici. Le son de cette émission est disponible , elle vaut le détour dans son intégralité.
Cependant certains de ses propos ont réveillé en moi l'envie de partager mes pensées avec vous. En plus il me donnent des arguments et des références qui vont me premettre d'appuyer certaines de mes idées (merci Cornélius).
D'abord il parle de la pseudo démocratie dans laquelle nous vivons, ça fait plaisir de savoir que les grands penseurs contemporains sont lucides à ce point là. Que les hommes politiques n'ont qu'à être télégéniques et à suivre la pensée populaire pour être élus.
Plus tard, il nous parle de la définitioin du citoyen selon Aristote : "Quelqu'un qui est capable de gouverner et d'être gouverné." Hors pour lui, la vie politique ne fait que nous désapprendre à gouverner et nous persuade qu'il faut confier les affaires à des experts (nos hommes politiques).
C'est ce thème là qui a vraiment retenu toute mon attention. En effet je crois que le constat que l'on peut souvent faire du désengagement de la majorité de la population de la vie politique est à l'origine même de mon envie de blogger avec vous ici. Donc, je veux vous dire : si nous ne nous sentons pas responsables de nous même et que nous laissons faire ceux qui prennent le pouvoir à des fins moins qu'honnorables, il ne faudra pas venir se plaindre. Quand la loterie européenne explose ses chiffres de rentabilité grâce à "la crise qui dope l'appât du gain" (20 minutes ce matin - p10) car finalement le populo pense que l'état de notre pays n'est que fatalité, que seul le hasard pourra le sauver, il est temps de parler de notre envie de participer, de notre capacité à gouverner car nous sommes les pilliers de la socièté, nous en sommes ses fondements et nous seuls tous ensemble pouvons reprendre les rennes.
Ouh là faut que j'arrête, je vais tourner coco là !
Tout ce que je veux dire c'est que je souhaite faire partie de ceux de la France d'en bas qui se sentent assez humains pour croire être capable de participer au décisions de la cité. Je veux entendre et écouter les autres pour construire une société riche des expériences de chacun. Et puis je souhaite que la classe politique de notre pays cesse de me tenir la main et qu'elle enlève le bandeau qu'elle a serré sur mes yeux.
Finalement, je n'aspire vraiment qu'à une seule chose : devenir une citoyenne selon Aristote.

19 janvier 2006

Collecte pour Johnny

Je le reconnais, je ne suis pas parfait, non c’est vrai, il faut être honnête, objectif, j’ai un gros défaut, enfin plusieurs, mettons un plus gros que les autres : je me réjouissais jusqu’hier du départ pour la Belgique de Johnny Hallyday. Musicalement s’entend. Non que j’en veuille particulièrement aux Belges. Au contraire. Le plat pays fut même le berceau d’Annie Cordy et d’Eddy Merckx. C’est dire si j’étais plutôt porté sur la compassion.
Mais voilà que feuilletant Libération (daté du 18 janvier) je tombe sur une déclaration du beau père de la bête de scène : « Quand on paie 120 000 francs d’impôts par jour, on peut réfléchir à des solutions… » 120 000 balles, vache. Bon d’accord, même ma grand mère a adopté l’euro, mais que Johnny n’était pas à la pointe de la modernité, on le savait déjà, donc ce n’est pas cela qui m’a chiffonné. Non, c’est cette somme. 120 000. En un an.
Je dois faire une nouvelle fois amende honorable je suis un vilain monsieur des classes moyennes qui paie – un peu – d’impôts et trouve que plus on a d’argent, plus on doit payer d’impôts. Ben oui les parts sont plus grandes, qu’il s’agisse de ce que l’on paye, comme de ce qui reste. Mais ici tout de même. 120 000, en un an…
Calculette ! criai-je dans mon hôtel particulier de 34 mètres carrés. Je vous glisse le calcul :
(120 000 / 6,66957) * 365 = 6 677 266, 95 euros. Arrondissons pour faciliter la compréhension de la démonstration : 6, 67 millions d’euros.
Ben merde alors. Fiscalement du coup je serais plutôt pour son maintien en France au Jojo. Or dans le même article, il est dit qu’en 2005, qui en plus a été une très bonne année (nous parlons pépettes) pour Johnny, le grand rocker a empoché 6, 65 millions d’euros. Je suis humain quand même ! Je ne peux pas laisser mon prochain dans la mouise. Si mes calculs et les chiffres donnés – on ne peut décemment douter de l’honnêteté intellectuelle du beau père d’un si grand homme – il va devoir payer plus que ce qu’il a gagné… Monsieur Breton, dites moi que je rêve ! Et moi qui me plains !
Faisons quelque choses les amis ! On ne peut laisser ce vieil homme dans une telle situation. Vous êtes d’accord ? Certes il ne chante pas dans le métro mais je propose que nous faisions passer le chapeau entre nous. Une collecte ! Pour Johnny ! Il le faut ! C’est une question de dignité…
Merci pour lui.
Stéphane

Vous pouvez adresser vos dons à Pascal Nègre, Universal, 20 rue des Fossés Saint-Jacques, 75005 Paris, qui transmettra.

Good night, and Good Luck...

Alors voilà, je suis finalement allé voir le film de Georges Clooney, « good Night and Good Luck ».
Dés la magnifique séquence d’introduction, on se retrouve plongés dans une atmosphère reproduite avec un souci maniaque du détail, dans un noir et blanc chiadé. Tout ici nous plonge dans des années 50 plus vrai que nature.
Je ne vais pas m’amuser à vous résumer le film, c’est déjà fait ici et bien fait. Ce qui m’a marqué, au-delà des cigarettes grillées à chaque plan par les acteurs, c’est surtout ce portrait de journaliste intègre, le genre de chose qui, il y a presque 10 ans, m’ont fait rentré à mon tour dans une école de journalisme.
Car au-delà du magnifique combat de ces journalistes, c’est bien à une grande, une immense mythologie du journalisme rêvé qu’a contribué Clooney avec ce film. Prenant en la matière la relève des « Hommes du Président », voici une nouvelle pierre à ce panthéon du journalisme tel qu’il devrait toujours être. Ce qui ne me rend que plus pénible la lecture/écoute des robinets d’eau tiède qui nous tiennent aujourd’hui lieu d’information. Pour bien mesurer le gouffre qui sépare une pratique journalistique digne de ce nom et notre triste réalité, il suffit de se souvenir que Jean-Pierre Pernaut a, lui aussi, une carte de presse….
Alors oui, on en aura besoin, good night, and good luck à tous...

17 janvier 2006

Regardez le monde au lieu de vos pieds !!

Segolène par ci, Ségolène par là …… mais faut arrêter de traiter l'actualité par le minuscule bout de la lorgnette française. Oui, Ségolène a réussit son plan de communication en partant au Chili soutenir la candidate socialiste aux élections présidentielles mais bordel de m… c'est pas ça l'info principale !! Mais oui réveillons nous, un femme vient d'être élue présidente de la république dans un pays d'Amérique du sud !! En plus elle est socialiste ! Vous en connaissez beaucoup vous de femmes présidentes dans le monde ??


Alors qu'en France, on se bat pour que hommes et femmes aient les même salaires à poste égal, on lutte tous les jours pour que votre patron évite les blagues sexistes ou allusions déplacées, voilà que le Chili nous donne une belle leçon d'égalité !!
Tout ça est à méditer sagement et puis aussi arrêtons d'accepter que l'info ne soit traitée que sous l'angle du petit confort franchouillard !!

Juste un tout petit rappel : Blog feuille éphémère

16 janvier 2006

Le retour du grand stratéguerre

'tain, c'est trop fort! On se croirait dans un film de George A. Romero, mais non, c'est bien la réalité. La Directive Bolkestein revient.
Pourtant, Notre Présiedent, il nous l'avait bien promis, qu'on en serait débarrassé… mais finalement, non. (Quoi? Lui, nous mentir? Non, je ne saurai le croire).
Pour en savoir plus sur ce projet de directive dite "déréglementation des services", vous pouvez lire ceci, c'est presque aussi chiant que le Traité Constitutionnel, ou alors vous contenter de cela, un résumé forcément orienté, mais après tout, inutile de vous mentir la première proposition l'était aussi. Et pas un peu. Car l'objectivité n'est pas de ce monde, et surtout pas en matière économique, politique, ou sociale.
Or donc, la directive revient. Et les crucifix, les balles en argents et les gousses d'ails n'y changeront rien. Seule compte la mobilisation alors
Signez la pétition
Préparez vous, ça risque d'être quelque chose de récurant sur ce blog, "signez la pétition, signez la pétition"… Je ne me fais que peu d'illusion sur la portée de ce genre d'initiatives. Mais au moins ça donne du courage, ça permet de se sentir moins seul.

Prémices

Voilà, faut bien commencer par quelque chose. Ici vous allez pouvoir lire des opinions, des points de vue de personnalités différentes. Les thèmes abordés sont à la discrétion de chacun avec tout de même un regard censeur des administrateurs : Gordon et Barbalala.
Globalement nous sommes des trentenaires genre qui réfléchissent parfois trop et qui ont besoin de s'exprimer face à toi, le monde !! En plus on en a marre de pleins de trucs et on veut le dire !
Aller bonne lecture cher lecteur……
Barbalala